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Rose-Croix


Des origines anciennes

L’Ancien et mystique ordre de la Rose-Croix est une organisation fraternelle qui, selon ses adhérents, aurait des origines très anciennes dans l’Égypte Antique. 1500 ans avant Jésus-Christ, sous le règne conjoint des pharaons Touthmôsis III et Hatchepsout, il existait paraît-il des écoles où des initiés se réunissaient pour étudier les mystères de la vie et de l’univers. Le futur pharaon Akhénaton y aurait d’ailleurs fait ses classes. À travers les siècles, ces « écoles de mystère » auraient aussi vu le jour en Grèce et ensuite à Rome. En raison de la répression religieuse, ces cercles d’enseignements seraient demeurés clandestins tout au long du Moyen Âge. 


Une réforme de l’intérieur

Les premières traces historiques tangibles de l’AMORC datent toutefois du début du 17ème siècle. À cette époque, une crise religieuse secoue les Chrétiens d’Europe, suite à la Réforme Protestante commencée par Martin Luther en Allemagne. C’est justement en Allemagne que les Rosicruciens publient une série de trois manifestes fondateurs en 1614, 1615 et 1616. Alors que des émeutes et des batailles violentes font irruption sur le Vieux continent, ils appellent à une réforme universelle qui privilégierait l’humanisme, c’est-à-dire qui donnerait la priorité à la dignité humaine et aux libertés individuelles. Cette réforme, au lieu d’être imposée par des législateurs, doit être intérieure, spirituelle et mystique, croient les auteurs des manifestes. 


Série de manifestes

Le premier manifeste, intitulé « Fama Fraternitatis », s’adresse d’abord aux dirigeants politiques et religieux et vise une élite intellectuelle. On y raconte l’histoire allégorique d’un fondateur fictif, Christian Rosenkreutz (le Chrétien à la Rose et à la Croix), un Allemand qui aurait voyagé en Orient et qui aurait mis par écrit ses connaissances et sa sagesse. Après sa mort (fictive) en 1494, le manifeste raconte qu’en 1604, des disciples  découvrent son tombeau rempli d’objets scientifiques et de textes, signe que le Rosicrucianisme doit renaître. 

Le deuxième manifeste, « Confessio Fraternitatis », est plus prophétique. On y affirme que l’humanité arrive à la fin d’un cycle, que la révélation du « sixième temps » approche, et que la papauté chrétienne est condamnée à disparaître. Les Rosicruciens croient qu’une régénération de l’homme doit avoir lieu, une régénération possible grâce à la science enseignée par les Rose-Croix. Le troisième manifeste, « Les noces chymiques de Christian Rosenkreutz » diffère des deux premiers. Il raconte un périple initiatique se déroulant autour d’un mariage royal dans un château, et le récit symbolise la quête de l’Illumination. 

Les manifestes suscitent beaucoup d’intérêt et créent la polémique en Europe à partir de 1614 et jusqu’au 18ème siècle, et des centaines d’ouvrages exprimant une opinion au sujet du Rosicrucianisme sont publiés. 


L’Ordre de la Rose-Croix en Amérique

Vers la fin du 17ème siècle, le Rosicrucianisme s’implante peu à peu en Amérique du Nord. L’AMORC soutient d’ailleurs que les présidents Benjamin Franklin et Thomas Jefferson étaient des initiés de l’Ordre. Comme plusieurs groupes ésotériques et sociétés dites secrètes, l’AMORC est très sévèrement affecté en Europe pendant la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945). Ses partisans sont persécutés par la Gestapo et plusieurs terminent leurs jours dans les camps de concentration. Les Rosicruciens d’Amérique sont pour leur part épargnés, ce qui explique la vigueur de l’organisation aux États-Unis encore aujourd’hui. 

Des dissensions administratives internes surviennent au sein de l’AMORC dans les années 1990, et d’anciens membres de l’organisation fondent des groupes indépendants se réclamant eux aussi du Rosicrucianisme. L’AMORC demeure toutefois la plus importante d’entre elles, enregistrée officiellement comme organisation à but non lucratif auprès du gouvernement américain. La Grande Loge anglophone des Amériques est située à San Jose, en Californie, et il existe 10 loges au Québec à l’heure actuelle. 


Être Rosicrucien aujourd’hui

Les membres de l’AMORC se voient comme des chercheurs mystiques en quête de connaissance. Selon eux, être Rosicrucien aujourd’hui signifie, entre autres, mener une quête spiritualiste non religieuse, œuvrer à l’instauration d’un monde plus humaniste, travailler à son développement personnel et faire partie d’une fraternité mondiale et cosmopolite. L’AMORC n’exige pas d’appartenance religieuse de ses membres et tous sont acceptés peu importe leurs croyances. 

Les membres de l’AMORC ne sont pas tenus de se présenter aux rencontres dans les loges. L’organisation estime d’ailleurs que 75% des membres pratiquent essentiellement à la maison. Les adeptes reçoivent chaque semaine des textes d’enseignements, et on leur recommande d’étudier chaque jeudi soir. 


Gravir les échelons

L’enseignement Rosicrucien s’étale sur 12 degrés de connaissances, touchant plusieurs questions philosophiques ou mystiques. Pour franchir chaque degré, les membres doivent étudier entre 12 et 24 monographies sur un sujet donné. 

L’AMORC a publié en 2001 un quatrième manifeste sous forme de lettre ouverte aux humains, dans laquelle les auteurs détaillent l’utopie Rosicrucienne, soit une meilleure marche pour la société et la paix mondiale. 

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Serge Toussaint
Grand maître de la juridiction francophone  (A.M.O.R.C.)


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